Le 11 octobre dernier, sur la scène de The Novo en plein cœur de Los Angeles, le groupe JO1 a achevé en apothéose la première grande tournée nord-américaine de son histoire, baptisée ANIMAL. Après avoir traversé cinq métropoles et conquis un public international conquis d’avance, cette ultime étape californienne offrait aux fidèles des JAM, dont beaucoup avaient suivi le groupe depuis leurs débuts ou s’étaient pris de passion pour eux lors de leur passage marquant à KCON LA, une proximité saisissante sans jamais sacrifier l’intensité de leur prestation.
Dès les premières secondes, les neuf membres (Junki, Takumi, Ruki, Ren, Keigo, Sukai, Syoya, Issei et Sho) s’emparent de la scène avec le titre « Whatcha Doin’ », premier single extrait de leur EP anglophone. En misant sur un subtil jeu de silences entre les lignes vocales avant l’explosion de l’instrumentale et d’une chorégraphie sauvage, le groupe a captivé l’assemblée. Sho a conclu cette introduction sur une note d’ambition démesurée, donnant le top départ d’une nuit sous le signe de l’excellence.




La Ferveur des Premiers Accords
La dynamique s’est poursuivie à un rythme effréné avec l’enchaînement de deux hymnes fondateurs : « Handz in My Pocket » et « Love Seeker ». Ces morceaux, qui ont largement contribué à propulser le son de JO1 hors des frontières japonaises, ont immédiatement transformé la fosse en une immense chorale unanime. L’un des moments les plus savoureux de ce premier bloc est survenu lors de la transition vocale : alors que la musique s’interrompait pour laisser place au fameux aigu habituel de Junki, celui-ci a pris tout le monde de court en tirant Ruki par le bras pour l’obliger à s’en charger, provoquant l’hilarité de ses camarades et une vague de complicité dans toute la salle.
Cette alchimie palpable entre les membres s’est prolongée lors des séquences de discussion. Refusant la distance formelle souvent imposée par les grands rendez-vous, le groupe a fait le choix audacieux et rafraîchissant de se passer de traducteur officiel sur scène. En s’exprimant directement en anglais ou en japonais selon leurs envies, sans aucune coupure artificielle, la soirée a pris des allures de discussion intime entre amis. Entre anecdotes sur leurs dégustations culinaires à L.A. et taquineries sur les fans irréductibles ayant suivi toute la tournée, les barrières linguistiques se sont évaporées. La spontanéité a atteint son paroxysme quand Issei a devancé ses pairs pour lancer l’improvisation du freestyle rap de Takumi sur « New Heart » de Crash Adams, soutenu par la voix de Junki.

L’Explosion des Personnalités
La seconde moitié de la soirée ? Une démonstration éclatante de la polyvalence artistique de JO1 à travers une série de unit stages redoutables. Takumi a d’abord captivé l’auditoire lors d’une performance de rap en solo d’une redoutable maîtrise, avant de céder la place à un quatuor composé de Ren, Keigo, Sukai et Issei. Dans un registre totalement différent mais non moins mémorable, Syoya, Junki, Ruki et Sho ont revisité avec une énergie communicative le tube pop de Taylor Swift, We Are Never Ever Getting Back Together. Voir s’enchaîner ces configurations artistiques a rappelé la force d’un groupe à neuf têtes où l’identité collective se nourrit en permanence des singularités de chacun.


Le retour de la formation au complet a immédiatement ramené la lumière sur les titres phares de leur nouvel EP ANIMAL. Porté par des compositions lourdes et affirmées comme THIS DAT FYAH, co-composé par Ren et Syoya, puis par l’euphorie communicative de DOWN qui a transformé The Novo en une piste de danse incandescente, le concert a touché au sublime avec l’interprétation du morceau éponyme. Comme l’ont confié Sho et Junki en amont, l’esprit de l’album s’affranchit des figures conventionnelles pour incarner une liberté féroce, celle d’animaux sauvages sillonnant la savane, libres et affranchis de toute peur. Sur scène, cette promesse s’est matérialisée par une férocité d’exécution et un engagement total qui ont électrisé les derniers rangs.
L’Épilogue
Alors que les lumières s’estompaient après les saluts de rigueur, Keigo a fait son retour en solitaire sur le plateau, galvanisant la foule par un jeu de questions-réponses interactif. Le tout, avant d’entonner les premières mesures de SAKURA, la piste bonus de l’EP, bientôt rejoint au milieu du morceau par le reste des membres sous les acclamations d’une salle en fusion.


Pour couronner cette nuit, le groupe a choisi d’abattre sa dernière carte avec IGNITE, l’hymne explosif servant de générique à l’anime Tokyo Revengers: War of the Three Titans. Porté par une puissance tellurique qui a fait trembler les planchers de The Novo, ce choix final a transcendé les frontières linguistiques au point de donner des frissons à l’ensemble de l’assemblée. Lorsque le leader Sho est revenu saluer une dernière fois la foule, invitant les JAM à emboîter le pas pour la suite de cette grande aventure, une évidence: ce n’était pas la fin d’une simple tournée nord-américaine, mais le baptême du feu d’un groupe destiné à marquer durablement l’histoire de la pop mondiale.
JO1, on remet ça quand vous voulez.
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